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Nom : Conférence à Francin
Date : 16/03/2007
Conférence de Francin le 16 mars 2007 Les comtes de Savoie du XIème au XIIIème siècle par Laurent RIPART Maître de conférence à l’Université de Savoie suivis par Les Dominicains à Montmélian

Le vendredi 16 mars 2007, à la salle polyvalente de la Commune, le groupe Francin et l’Histoire, sous l’égide des Amis de Montmélian et de ses environs, a poursuivi son périple à travers les âges sur l’Histoire locale mais aussi sur celle plus élargie du territoire savoyard.

Le Professeur Laurent RIPART, Maître de conférences à l’Université de Savoie, a présenté à un auditoire tout aussi attentif que nombreux une période peu connue du Moyen-âge située entre le XIème et XIIIème siècle. Les premiers comtes furent, bien sûr, à l’honneur, de l’énigmatique Humbert jusqu’à Amédée IV. Le Conférencier a fait découvrir au public, avec une approche des plus didactique, mais non moins empreinte d’humour, les « tribulations » de ces premiers princes de la future Maison de Savoie.
L’apparition de ces comtes à la fin de ce haut Moyen-Âge, vers l’an mil, que nous avions côtoyé l’an passé et le changement de la société édifièrent l’assemblée sur cette nouvelle ère.
L’avènement d’une géopolitique modifiée, due aux premiers textes économiques et politiques rédigés par les moines et surtout cette nouvelle puissance dont les comtes disposèrent alors, ne manqua pas de susciter un intérêt certain. Et bien sûr ce qui fut le plus déterminant fut la notion de généalogie, donc de dynastie. Ce qui vit ainsi l’édification de l’abbaye de Hautecombe par les moines cisterciens et dès lors, les prince de la Maison de Savoie y eurent leurs sépultures. Le premier, fut Humbert III, en 1182.

La seconde partie de la soirée fut consacrée, comme à son habitude maintenant, à la présentation par les historiens « amateurs » locaux, de thèmes rattachés à la Commune de Francin ou à ses proches environs. Ainsi Françoise VAISSE, étudiante en Histoire, nous a proposé « Les Dominicains à Montmélian » suivi par un intéressant exposé de Christophe GROS, sur les Franchises de Montmélian, dont suivent deux brefs résumés.

Le couvent des dominicain de Montmélian :

Le couvent des dominicains de Montmélian a été fondé en 1318 sur une volonté commune du comte Amédée V et des frères prêcheurs de Grenoble.
Le 6 avril 1316, Mermet de Marcellaz, habitant et bourgeois de Chambéry, avait fait don, au couvent des Frères Prêcheurs de Grenoble, d’un jardin situé à Montmélian, proche de la porte de la ville qui menait en direction du Val d’Aoste. Il apporta une condition à cette donation : s’il devait y avoir fondation d’un couvent à Montmélian, elle se ferait dans son jardin.
Les habitants de Montmélian s’adressèrent au comte de Savoie, Amédée V, pour obtenir « une autorisation d’établissement en faveur de l’ordre des Frères Prêcheurs ».
En 1318, Amédée V s’adressa au Maître de l’Ordre qui recommanda au père Jacques de Lausanne le suivi de la nouvelle fondation.
Le 10 mai 1319, Hugues Mareschal fit bénir un des terrains qu’il avait acquis pour en faire un cimetière. Le 31 octobre 1323, l’église est achevée. En 1326, le couvent comptait 12 religieux et fut érigé en prieuré conventuel.
Le couvent de Montmélian est un exemple des liens qui unissaient la Maison de Savoie et les Dominicains : en 1331, notamment, lorsque les bâtiments furent détruits par le grand incendie qui ravagea toute la ville. Aymon II, fils et successeur d’Amédée V, fit don aux religieux d’un jardin et de 100 florins d’or pour l’édification de leur église. Il prit alors le titre de « fondateur des prêcheurs de Montmélian ».
Le couvent se situait près de la porte d’Arbin, sur l’actuelle place Bellemin où se trouve l’église paroissiale. Cette dernière étant d’ailleurs le seul témoignage bâti de l’ancien couvent. Il fut démoli en 1958.

Sources : Les Dominicains en Savoie du XIVè au XVIème s. Mémoire de Maîtrise d’Histoire Médiévale de S. Jarosz, sous la direction di Pr C.Guilleré 1993-1994.
« Histoire de Montmélian » de l’abbé Bernard 1956.
Le couvent des frères prêcheurs de Montmélian (1318-1792) par le Père Joseph-Pie Mothon.
In Mémoires et doc. De la Sté savoisienne d’Histoire et d’Archéologie, Tome XXIII, 1885.
« La caserne Montfort » par J-Y. Sardella dans « La vie à Montmélian de 1900 à 1960 » Ed. Comp’Act – Chambéry – 2005.

Les Franchises de Montmélian :

Définition : Plus précisément, les franchises s’entendent d’un ensemble de règles limitant l’autorité souveraine au profit d’une ville, d’un corps, d’un individu. Sur le territoire de la Savoie, elles ont été concédées entre le XIIIème et XIVème siècle.
Dans l’ordre, au XIIIème siècle : Suse 1148 – Aoste 1195 – Yenne 1215 – Chambéry 1232 – Montmélian 1233 – St Julien de Maurienne 1264.
Au Moyen-Âge, les règles sont édictées et appliquée par le pouvoir local.
En 1233, nous sommes loin de la centralisation et de l’absolutisme de Louis XIV.
Toutefois, la volonté d’unifier a été une préoccupation constante à divers échelons. Les Statuts ou Réforme Universelle de Savoie se fontfort de vouloir centraliser l’administration, d’affirmer le prestige du souverain face au pouvoir désordonné des féodaux.
Les statuts consacrent la division du Pays en baillages et châtellenies.
Les franchises s’étendent au château, qui abrite les châtelains, au bourg qui rassemble les bourgeois, et la villa, la campagne.
Ces limites sont déterminées du Bondeloge (Francin, qui n’est pas concerné, a priori, par les franchises) au Vinagette, à Cruet. Et « depuis le fossé qui va de la roche du château à la montagne et de là, jusqu’à la croix de Bernier » (Pont jeté sur le nant Bochet à Arbin).
Une rapide comparaison avec certaines règles de notre droit positif (contemporain) nous apprend beaucoup sur les valeurs du moyen-âge.
La distinction actuelle entre le droit civil et le droit public ne se retrouve guère. Le texte de 1233 est un pêle-mêle de dispositions tournées pour la plupart à l’avantage de la collectivité : ainsi des droits du treizain et de l’impôt des portes et fenêtres, de certaines préoccupations du XIIIème siècle comme la recette des fours. Ainsi, les atteintes aux personnes, les coups et blessures semblent être punies avant tout par des peine d’amende en fonction de la nature du coup et non des ses conséquences, comme aujourd’hui.

Sources : Histoire de Montmélian par l’ abbé Bernard
Les franchises en Savoie de Ruth Mariotte-Löber.

Ces belles prestations sont le fruit d’un travail soutenu, sérieux et passionné qui a été des plus apprécié par l’auditoire.
La conférence a été agrémentée d’une projection de documents d’archives, ravissant l’assistance qui désormais, connaît un peu mieux son patrimoine.
La soirée s’est terminée par le « pot de l’amitié » offert par la Municipalité.

Rendez-vous est donné pour 2008 :

La suite des comtes de Savoie du XIIIème au XVème siècle

Photos et textes : Édith & Jean-Yves SARDELLA

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